Mon bigorneau de 5 ans et demi a toujours été une crevette en taille et poids. On ne s’est jamais vraiment inquiété, parce que par ailleurs c’est un enfant qui a plutôt un bon coup de fourchette et qui n’est jamais malade. Un vrai bonheur.

Mais en allant chez le médecin pour ses 5 ans, on s’est rendu compte qu’il était hors courbe. Pour être surs de ne rien louper, mon médecin a fait faire des examens complémentaires avec un rdv chez un pédiatre endocrinologue.

Echographie de l’abdomen, Radio des os, prise de sang… tout est ok on souffle.

Nous vient alors un examen pour mesurer son hormone de croissance. Et là, le verdict tombe : il a une maladie rare de l’hormone de croissance, qu’il produit peu en fait pour schématiser. Il ne grandira jamais beaucoup avec une estimation à moins d’1m60 à l’âge adulte.

Nous devons prendre une décision très lourde de conséquence : commencer un traitement quotidien par injection d’hormones de croissance… ou pas.

On réfléchit, on lit des études, on en discute, et puis la balance bénéfice-risque penche du côté du traitement.

Et on y est : depuis mercredi dernier on a commencé les injections.

piqure-vaccin


Au délà du fait que le produit est relativement douloureux, que c’est dur de piquer son enfant ! Subir son refus, sa peur, ses angoisses, lui faire accepter le quotidien de ces injections, et sa durée (peut être 10 ans !) c’est horriblement difficile ! Faire une piqure à son enfant c’est accepter de lui faire mal volontairement. Et c’est atroce. Nous finissons en larmes tous les 2, épuisés de cet effort psychologique que l’on est imposé.

Nous avons 15 jours de test, au bout de ces 15 jours nous saurons si le traitement fonctionne ou pas.

 

Nous voici embarqué dans une nouvelle aventure médicale.

Comme on ne peut prédire l’avenir, j’espère au moins qu’il nous donnera raison.

Je t’aime mon Bigorneau, et je suis désolée, tellement de te faire souffrir… autant au moins que je souffre.